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Secteurs et métiers

Marketing digital pour un cabinet d’avocats

Règles déontologiques, contenus par domaine d'intervention, référencement local et acquisition de dossiers qualifiés.

Une avocate consulte les informations de son cabinet sur son ordinateur.

Votre cabinet vit du bouche-à-oreille et des recommandations, et c'est une bonne base. Mais le client qui cherche un avocat pour un litige, un contrat ou une succession tape d'abord son problème et sa ville dans Google. Il compare quelques sites, cherche un domaine d'intervention, une façon de vous joindre et un premier rendez-vous. Si votre site est muet sur vos domaines, votre fiche incomplète ou votre formulaire impraticable, il appelle le cabinet suivant. De nombreux confrères hésitent pourtant à communiquer par crainte de manquer à la déontologie.

Ce qu'il faut viser : une information sincère et utile, qui aide le justiciable à comprendre son problème, à vous identifier et à vous contacter, dans le respect des règles de la profession. Voici les leviers, dans l'ordre où nous conseillerions de les travailler. Ce guide n'est pas un conseil juridique : les règles évoluent, et c'est votre barreau et le Conseil national des barreaux qui font foi. Aucun résultat chiffré n'est promis.

Ce que la déontologie permet, et ce qu'elle limite

Depuis la loi du 17 mars 2014, l'avocat est autorisé à recourir à la publicité et à la sollicitation personnalisée, dans le cadre de l'article 10 du règlement intérieur national. En pratique, la communication doit rester sincère, loyale et vérifiable : elle doit permettre de vous identifier, de vous localiser, de vous joindre, et de connaître votre barreau et votre structure d'exercice. Vous pouvez présenter vos domaines d'activité, vos qualifications, vos publications, vos langues de travail et l'organisation du cabinet.

Certaines mentions restent à proscrire : les formules laudatives du type « meilleur avocat en… », les éléments comparatifs ou dénigrants, et toute information qui violerait le secret professionnel, comme le nom d'un client ou un dossier reconnaissable, même mal anonymisé. Avant de publier, relisez le Vade-mecum de la communication du CNB et interrogez votre barreau en cas de doute.

Ce que fait un justiciable qui cherche un avocat

Il décrit son problème (« licenciement », « bail commercial », « succession ») avec une ville, ouvre deux ou trois sites, cherche le domaine, l'expérience et la façon de prendre rendez-vous, puis appelle ou écrit. Le tableau résume les six leviers et le point de vigilance de chacun.

Repères

Six leviers pour un cabinet d'avocats

Levier Ce qu'il apporte Le point de vigilance
Le site du cabinet Un lieu qui vous identifie : avocats, barreau, domaines d'intervention, contact. Les mentions qui permettent de vous identifier, localiser et joindre ; aucune formule laudative.
Une page par domaine d'intervention Répondre au besoin précis du justiciable : famille, travail, immobilier, affaires. Des textes informatifs, exacts et à jour ; sans promesse de résultat.
Les contenus juridiques pratiques Des articles qui expliquent une procédure ou un droit : ils vous font trouver par ceux qui cherchent. Une information générale, datée, qui ne se présente pas comme une consultation.
La fiche Google et le référencement local Apparaître sur la carte, avec adresse, horaires et moyens de contact. Des informations exactes ; les avis existent déjà sur Google : les suivre avec prudence.
La prise de contact Un formulaire et un numéro qui filtrent : domaine, ville, urgence. Ne pas demander de détails confidentiels dans un formulaire de site ; protéger les données.
LinkedIn, newsletter et publicité Entretenir les relations avec prescripteurs et clients, toucher une zone précise. La sollicitation personnalisée est encadrée ; toute publicité doit respecter les règles de la profession.

Ce que chaque levier demande, concrètement

Le site. Il tient en quelques pages : le cabinet, les avocats et leurs parcours, les domaines d'intervention, la façon de prendre rendez-vous, l'adresse. N'oubliez pas les mentions légales et professionnelles (voir les mentions légales obligatoires) ni une page « à propos » sobre (voir une page « à propos » qui inspire confiance). Google attend davantage de fiabilité sur les sujets juridiques : voir expérience, expertise, autorité et confiance.

Une page par domaine. « Droit du travail » ou « droit de la famille » : une page qui décrit les situations que vous traitez, la façon dont vous accompagnez le client et les étapes d'un dossier attire un client mieux ciblé qu'une page « nos compétences ». Voir rédiger une page de service efficace et définir ses personas.

Les contenus juridiques. Un article qui explique une procédure courante, avec ses étapes et ses délais généraux, vous fait trouver par des personnes qui n'ont pas encore choisi d'avocat. Datez-le, indiquez sa date de mise à jour et précisez qu'il ne remplace pas une consultation. Pour les sujets pointus ou de niche, voir la longue traîne et le marketing de contenu.

La fiche Google. Choisissez la catégorie qui décrit votre activité, indiquez adresse, horaires, téléphone et site. Des avis peuvent apparaître : ne répondez jamais en révélant la moindre information sur un dossier. Voir la création de la fiche, son optimisation et le référencement local. Sur la sollicitation ou l'affichage d'avis, consultez le Vade-mecum du CNB et votre barreau avant d'agir.

La prise de contact. Un formulaire court (nom, moyen de contact, domaine, ville, disponibilités) et un numéro cliquable suffisent. Évitez d'y demander les détails du litige : ils sont confidentiels et n'ont pas leur place dans un message non sécurisé. Voir le formulaire de contact efficace, la prise de rendez-vous sur WordPress et le RGPD pour un site.

LinkedIn, newsletter et publicité. Une page LinkedIn soignée aide auprès des professionnels et des prescripteurs (voir optimiser sa page LinkedIn). Une newsletter utile à vos clients et confrères exige leur consentement (voir l'email marketing et le RGPD). La publicité payante, notamment locale, est possible dans le respect des règles de la profession : voir notre service Google Ads. Le budget publicitaire se règle à part ; nos tarifs de gestion se trouvent dans la page tarifs.

Compter les demandes qualifiées, pas seulement les visites

Comptez les appels, les formulaires et les rendez-vous obtenus, puis notez pour chacun le domaine et la provenance. Demandez à chaque nouveau client comment il vous a trouvé, sans collecter d'information sur son dossier (voir mesurer les demandes générées par son site).

Exemple illustratif : un cabinet en droit immobilier reçoit des demandes de toute nature, dont certaines hors de ses compétences. Il crée une page par situation traitée (bail commercial, copropriété, vente), publie un article expliquant une procédure courante avec sa date de mise à jour, complète sa fiche Google et met en place un formulaire à choix de domaine, sans champ sur le litige. Il fait relire ses textes au regard du règlement intérieur national. Au bout de quelques mois, il compare les demandes selon leur domaine et leur provenance. Ces éléments sont inventés pour l'exemple.

Ce que nous ne faisons pas

  • Nous ne donnons aucun conseil juridique. Vos contenus restent les vôtres, ou validés par vous, et relus au regard du règlement intérieur national et de votre barreau.
  • Nous ne publions aucune information sur vos clients ni vos dossiers. Le secret professionnel prime sur toute stratégie de communication.
  • Nous ne démarchons pas à votre place. Une sollicitation personnalisée engage l'avocat et relève de règles précises.
  • Nous ne garantissons ni une place sur Google ni un nombre de dossiers. Personne ne peut le promettre honnêtement.
  • Nous n'achetons pas d'avis. Notre agence travaille à 100 % à distance : nous mettons en place le site et les outils, vous validez ce qui est publié.

Pour un site qui met ces leviers en place, voir notre création de site web ; pour la visibilité sur Google, notre accompagnement SEO.

Questions fréquentes

Vos questions sur le marketing digital d'un avocat

Un avocat a-t-il le droit de faire de la publicité ?

Oui : depuis la loi de mars 2014, l'avocat peut recourir à la publicité et à la sollicitation personnalisée, dans le cadre de l'article 10 du règlement intérieur national. L'information doit rester sincère et respecter les principes de la profession ; vérifiez auprès de votre barreau.

Que peut-on mentionner sur le site d'un cabinet ?

Les domaines d'activité, les qualifications, les publications, les langues de travail, l'organisation du cabinet et le parcours des avocats, entre autres, à condition de rester objectif et vérifiable. Les formules laudatives et comparatives sont à éviter.

Peut-on publier des articles juridiques sur son site ?

Oui, à condition qu'ils informent de façon générale, soient datés et mis à jour, et ne se présentent pas comme une consultation. Ils vous aident à être trouvé par des personnes qui cherchent une réponse à leur problème.

Comment répondre à un avis Google sur son cabinet ?

Avec sobriété, sans jamais confirmer qu'une personne est cliente ni évoquer son dossier. Sur la sollicitation ou l'affichage d'avis, consultez le Vade-mecum du CNB et votre barreau avant d'agir.

En combien de temps verra-t-on plus de demandes ?

Aucun délai ne peut être garanti : il dépend de votre domaine, de votre zone et de la concurrence. Une page par domaine, une fiche exacte et des contenus utiles se construisent dans la durée.

Mahatoky, consultant SEO et marketing digital

Écrit par

Consultant en marketing digital depuis janvier 2021, j’accompagne des entreprises en France, au Canada et dans les pays francophones, 100 % à distance : plus de 10 sites créés et plus de 30 accompagnements SEO & GEO.

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