Combien coûte un community manager ?
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Lire plusPortée, engagement, clics, leads et ventes : sortir des vanity metrics pour piloter sur ce qui compte.
Vous publiez trois fois par semaine. Le compte gagne quelques abonnés, les mentions « j'aime » s'accumulent, et pourtant le téléphone ne sonne pas davantage. Sans indicateur relié à votre activité, un compte de réseau social ressemble à un compteur de vitesse sans route : les chiffres bougent, mais rien ne dit si vous avancez.
La solution n'est pas de suivre plus de chiffres. C'est d'en choisir quelques-uns, reliés à ce que vous cherchez vraiment : être connu, susciter l'intérêt, recevoir des demandes ou vendre.
Une métrique est n'importe quelle mesure fournie par la plateforme : abonnés, impressions, mentions « j'aime », durée de visionnage. Un KPI (indicateur clé de performance) est une métrique que vous avez choisie parce qu'elle éclaire un objectif précis. Les plateformes proposent des dizaines de métriques ; vous n'avez besoin que de quatre ou cinq KPI.
Les articles qui listent quinze ou vingt-cinq indicateurs oublient une question : à quoi sert votre compte ? Votre stratégie réseaux sociaux définit l'objectif, et l'objectif détermine l'indicateur principal. Le tableau ci-dessous relie les deux.
| Objectif | Indicateur principal | Indicateur de contrôle | Le piège |
|---|---|---|---|
| Se faire connaître | Portée : personnes différentes atteintes | Croissance des abonnés qualifiés | Se contenter des impressions, qui comptent plusieurs fois la même personne |
| Susciter l'intérêt | Interactions utiles : commentaires, partages, enregistrements | Taux d'engagement, avec une seule formule fixée à l'avance | Compter les mentions « j'aime » seules, faciles à obtenir et peu liées aux ventes |
| Amener du trafic | Clics vers le site, visites suivies avec un paramètre de campagne | Taux de rebond et pages vues des visiteurs venus du réseau | Publier des liens sans les tracer : impossible de savoir d'où viennent les visites |
| Recevoir des demandes | Demandes de contact, appels et messages privés attribués au réseau | Taux de transformation des visites en demandes | Oublier les messages privés, où se font souvent les premiers contacts d'une petite entreprise |
| Vendre | Ventes ou devis signés attribués au réseau | Coût par résultat si vous faites de la publicité | Attribuer au réseau une vente qui vient d'ailleurs, ou l'inverse |
| Fidéliser ou rassurer | Délai de réponse aux messages et commentaires | Avis et recommandations reçus | Ne mesurer que la publication et ignorer le service rendu |
Il n'existe pas de formule unique. Selon les outils, on divise les interactions par le nombre d'abonnés, par la portée ou par les impressions : le même compte peut afficher trois taux différents. Choisissez une formule, notez-la, et gardez-la pour comparer vos publications entre elles. Ne comparez pas avec un chiffre trouvé ailleurs : aucun repère de secteur n'est fiable sans savoir comment il a été calculé.
Exemple illustratif : une publication reçoit 120 interactions et a atteint 3 000 personnes. Avec la portée comme base, le taux est de 4 %. Avec 10 000 abonnés comme base, le même résultat donne 1,2 %.
C'est ici que les vrais KPI se gagnent ou se perdent.
Le nombre d'abonnés, les mentions « j'aime » brutes et les impressions ne sont pas inutiles : ils montrent une tendance. Mais pris seuls, ils ne disent rien de vos résultats. Exemple illustratif : un compte de 500 personnes qui reçoit dix demandes par mois travaille mieux qu'un compte de 20 000 abonnés qui n'en reçoit aucune. Suivez-les comme contexte, jamais comme objectif.
Le tableau de bord tient sur une page, avec cinq indicateurs au maximum : voir le tableau de bord marketing. Si vous préparez aussi un calendrier éditorial, ajoutez-y une colonne « objectif visé » : chaque publication sert alors un indicateur.
Pour l'animation de vos comptes, voyez aussi ce que coûte un community manager et notre page réseaux sociaux.
C'est un indicateur choisi parce qu'il éclaire un objectif précis : être connu, susciter l'intérêt, générer des demandes ou vendre. Toute donnée de la plateforme n'est pas un KPI : seules celles qui aident à décider en sont un.
Quatre ou cinq suffisent pour une petite entreprise : un par étape utile (portée, interactions, clics, demandes, ventes). Au-delà, le suivi devient une corvée que l'on abandonne.
On divise le nombre d'interactions par une base : la portée, les impressions ou les abonnés. Il n'existe pas de formule officielle. Choisissez-en une, notez-la et gardez-la pour comparer vos publications.
C'est un indicateur de contexte, pas de résultat. Un grand nombre d'abonnés peu concernés rapporte moins qu'une petite communauté qui vous contacte. Regardez plutôt les demandes attribuées au réseau.
Tracez vos liens avec des paramètres de campagne, ajoutez « comment nous avez-vous connus ? » à vos formulaires, notez les messages privés reçus et rapprochez le tout de vos devis et ventes.
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