La documentation recommande de placer les filtres dans une extension à chargement obligatoire (dossier mu-plugins) et non directement dans le fichier de configuration : à cet endroit WordPress n'est pas entièrement chargé, ce qui peut créer des conflits avec d'autres outils comme WP-CLI. Elle déconseille aussi de désactiver les mises à jour du noyau : les développeurs ont choisi de les activer par défaut parce que c'est l'un des meilleurs moyens de garder un site à jour et sécurisé.
Cinq repères pour organiser les mises à jour automatiques
1. Laisser le noyau se mettre à jour seul sur les versions mineures. C'est le comportement par défaut pour les correctifs de sécurité et de maintenance : il n'y a rien à activer, et aucune raison technique de le désactiver sur un site standard.
2. Trier les extensions avant d'automatiser. Une extension largement utilisée, mise à jour régulièrement par son auteur et sans personnalisation locale peut passer en automatique avec un risque limité. Une extension modifiée dans son code, liée au paiement ou à la réservation, ou peu maintenue, gagne à rester en vérification manuelle. Le réglage se fait extension par extension dans la colonne « Mise à jour automatique » de l'écran Extensions : la documentation de WordPress.org décrit aussi ce réglage pour les thèmes.
3. Ne jamais automatiser sans une sauvegarde récente et testée. La documentation de WordPress conseille de sauvegarder avant toute mise à jour et de vérifier que la sauvegarde est utilisable. Elle ajoute qu'un retour à une version plus ancienne n'est pas recommandé, notamment parce que les versions récentes embarquent des correctifs de sécurité et que la structure de la base peut changer : sans sauvegarde du site et de la base, un retour arrière réussi est très difficile à garantir.
4. Garder une trace des mises à jour appliquées. Après une mise à jour du noyau, WordPress envoie un e-mail à l'administrateur, avec trois types possibles : succès, échec, critique. Le filtre qui le supprime existe : ne l'utiliser que si une autre alerte prend le relais.
5. Revoir le site après une montée de version majeure. Si les versions majeures sont automatiques sur le site, un contrôle de quelques pages clés (accueil, formulaire, paiement) après chaque version majeure évite de découvrir une régression par un client.