Le mode de récupération : l'outil à essayer en premier
Depuis WordPress 5.2, une erreur fatale doit afficher aux visiteurs un message de difficultés techniques et envoyer un e-mail à l'adresse administrateur du site. Cet e-mail contient un lien secret vers le mode de récupération. Selon l'annonce de l'équipe de développement du noyau, ce mode fonctionne grâce à un cookie posé sur le poste de la personne qui clique : les extensions et les thèmes qui provoquent l'erreur sont mis en pause pour ce poste seulement, ce qui permet de se connecter et de décider quoi faire.
Trois précisions utiles, tirées de la même source. Premièrement, le mode de récupération ne répare rien : l'annonce souligne qu'il est impossible de corriger automatiquement ces erreurs, il permet seulement de les contourner. Deuxièmement, les autres visiteurs voient toujours le site en panne tant que le problème n'est pas résolu. Troisièmement, quitter le mode (bouton dans la barre d'administration) supprime le cookie : si l'extension reste défaillante, l'erreur réapparaît. L'administrateur peut alors désactiver l'extension, la corriger s'il en a les compétences ou contacter son auteur avec le message d'erreur exact. La source date de 2019 : son contenu décrit le principe du mécanisme, à confirmer sur votre version actuelle.
Si l'e-mail n'arrive pas, la page indique que la gestion de l'adresse destinataire peut être modifiée par du code, et qu'une constante permet de désactiver entièrement ce mécanisme. Ces réglages relèvent d'un intervenant technique ; vérifiez surtout l'adresse administrateur et les courriers indésirables.
Activer le journal d'erreurs sans exposer le site
Quand le mode de récupération n'est pas disponible, le manuel officiel décrit les constantes de débogage à placer dans le fichier wp-config.php, avant la ligne qui invite à arrêter de modifier. Le manuel précise aussi, en toutes lettres, qu'il n'est pas recommandé d'utiliser ces outils sur un site en production : ils sont prévus pour des copies locales ou de test, et une sauvegarde ou un environnement de test doit précéder toute modification. Si vous devez intervenir sur le site réel, la combinaison décrite dans le manuel consiste à journaliser les erreurs dans un fichier tout en masquant leur affichage.