GEO : les erreurs à ne pas commettre
Les 10 erreurs GEO à éviter, vérifiées dans les guides de Google, OpenAI et Anthropic : llms.txt, FAQ, robots IA, mesure, avec relevé de recherche France.
Lire l’article : GEO : les erreurs à ne pas commettreIdentifier la source de l'erreur, corriger les données publiques et accélérer la mise à jour dans les réponses générées.

Une question posée à ChatGPT, Gemini ou Perplexity sur votre entreprise renvoie une réponse fausse : un tarif inventé, un dirigeant qui n'a jamais travaillé chez vous, un produit que vous ne vendez plus, ou pire, un doute explicite sur votre sérieux. Le client qui a posé la question ne visitera peut-être jamais votre site : il a déjà reçu sa réponse, et elle est erronée.
Contrairement à une page web, il n'existe pas de bouton « corriger » sur une intelligence artificielle. La marche à suivre dépend d'abord d'un point technique simple : cette réponse vient-elle de ce que le modèle a appris pendant son entraînement, ou d'une page qu'il vient de consulter sur le web ?
Un assistant comme ChatGPT sans navigation ou Gemini en mode conversation répond à partir de ce qu'il a « appris » lors de son entraînement, arrêté à une date donnée. Il ne consulte pas votre site au moment de répondre. C'est cette catégorie qui a valu à OpenAI une plainte de l'association autrichienne noyb : interrogée sur son propre fondateur, l'entreprise a reconnu ne pas pouvoir corriger ni supprimer une information fausse générée par ChatGPT, la fiabilité factuelle des grands modèles de langage restant, selon ses propres termes, un sujet de recherche en cours. En France, le député Éric Bothorel avait fait le même constat dès 2023 en saisissant la CNIL après que ChatGPT lui avait inventé une biographie erronée.
À l'inverse, les Aperçus IA et le Mode IA de Google, Perplexity ou ChatGPT lorsqu'il navigue sur le web construisent leur réponse à partir de pages réellement indexées au moment de la question. C'est le principe du RAG au cœur du GEO : la réponse s'appuie sur des pages classées normalement, pas sur une mémoire figée. Corriger la source et faciliter sa réexploration peut donc changer la réponse en quelques jours ou semaines, sans attendre un nouveau cycle d'entraînement.
| Type de réponse | Exemples d'assistants | Délai de correction réaliste | Levier principal |
|---|---|---|---|
| Basée sur l'entraînement (mémoire figée) | ChatGPT sans recherche, Gemini en conversation simple | Long : plusieurs mois, au gré des mises à jour du modèle | Rendre l'information correcte majoritaire et cohérente sur l'ensemble du web |
| Basée sur une recherche en direct (RAG) | Aperçus IA et Mode IA Google, Perplexity, ChatGPT en navigation | Court à moyen : quelques jours à quelques semaines | Corriger la page source puis faciliter sa réexploration |
| Fiche d'établissement / panneau de connaissances | Google Business Profile, Knowledge Panel | Variable selon délai de validation Google | Revendiquer la fiche et la tenir à jour |
| Mentions tierces qui répètent l'erreur | Annuaires, presse, partenaires, anciens communiqués | Dépend de la réactivité du tiers | Contact direct et demande de correction |
Reprenons l'exemple d'une agence de voyages familiale qui découvre que Perplexity affirme, à tort, qu'elle a fermé son agence physique.
Un cas particulier : lorsque l'erreur porte sur une personne physique identifiable (un dirigeant, par exemple), le RGPD prévoit des droits d'accès, de rectification et d'opposition qui peuvent s'exercer auprès de l'éditeur de l'IA concerné. C'est un point de droit à vérifier au cas par cas auprès d'un professionnel : ceci n'est pas un conseil juridique.
Il n'existe pas de bouton de suppression universel. Pour une réponse basée sur une recherche en direct, corriger la page source et faciliter sa réexploration peut suffire. Pour une réponse issue de la seule mémoire d'entraînement du modèle, aucune correction immédiate n'est possible : c'est ce qu'a confirmé OpenAI face à une plainte de l'association noyb en Autriche.
Cela dépend entièrement du type de réponse concerné : de quelques jours à quelques semaines pour un assistant qui s'appuie sur une recherche en direct, plusieurs mois pour un modèle qui répond uniquement à partir de sa mémoire d'entraînement.
Ce n'est pas la première option à envisager, et ceci n'est pas un conseil juridique. Des particuliers l'ont fait, comme le montre la plainte du député Éric Bothorel auprès de la CNIL en 2023, mais pour une entreprise, corriger les sources reste la démarche la plus directe avant d'envisager une voie contentieuse.
En interrogeant plusieurs assistants avec les questions qu'un client se poserait réellement (existence, adresse, tarifs, avis) et en notant les réponses obtenues. C'est la première étape d'une démarche de mesure de sa visibilité dans les réponses des IA.
Elle aide, notamment pour les réponses basées sur une recherche en direct et pour le panneau de connaissances, mais elle ne garantit rien pour les assistants qui répondent uniquement à partir de leur mémoire d'entraînement.
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